♡ Jours sans faim – Delphine De Vigan ♡

J’aime Delphine De Vigan depuis « Rien ne s’oppose à la nuit », ce qui n’est donc pas très original.

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J’ai englouti assez rapidement, « Les heures souterraines » que j’avais adoré, et également « No et moi » qui m’avait un peu déçu en revanche, ayant eu trop de difficulté à entrer dans l’histoire pour y adhérer complétement. J’avais noté de lire son premier roman « Jours sans faim » sans en avoir l’occasion, et ayant oublié ce projet de lecture. A l’occasion d’un tour à la bibliothèque, je suis tombée par hasard sur ce fameux premier livre. J’ai toujours une tendresse particulière pour le premier livre d’un écrivain (je lis actuellement « Les derniers jours de nos pères » de Dicker dont il faudra que je reparle d’ailleurs). On y trouve déjà bien souvent tous les tics d’écritures des écrivains, leurs « types » de personnages préférés !

Ce premier livre est singulier. Il est écrit à la troisième personne mais je savais déjà qu’il s’agissait d’un récit autobiographique. Toutefois, en me renseignant un peu, j’apprends que l’auteur avait dans un premier temps publié ce livre de manière anonyme. Laure est anorexique et elle est en bout de course. Son corps ne peut plus le supporter, elle est au-delà de la maigreur et sait que sa vie est en jeu, et qu’il lui faut faire le choix de vivre ou de mourir. Elle accepte alors une hospitalisation, et raconte  tout : la sonde qui la nourrit, le côté très pragmatique d’une nutrition forcée et de ses conséquences sur un corps aride, déjà un peu mort.  Elle décrit également, à la façon d’un roman intime, les autres patients, leurs parcours et surtout leurs échecs, et le regard bienveillant de son médecin.

J’ai été frappée par l’honnêteté de son récit. Laure raconte comment elle en est arrivée à ses 36 kilos, comment en souffrant tant dans sa vie, elle cherche enfin à maîtriser quelque chose : son corps. Elle explique également, et c’est sans doute le plus cruel, la douleur de voir son corps grossir, l’angoisse de reprendre sa place parmi les vivants. A travers un double maléfique, qu’elle appelle Lanor, elle explique aussi les dissimulations, et les tricheries, sur le chemin de la guérison.

Un livre magistral, une sacrée claque.

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